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Crédal soutient un premier projet avec son fonds d’investissement

Article par dans l’Echo le 11 janvier et écrit par le journaliste Olivier Samois. La coopérative de financement solidaire Crédal a lancé son premier fonds d’investissement. Deux jeunes Bruxellois en sont les premiers bénéficiaires. L’automne dernier, deux jeunes Bruxellois, Gilles Davignon et Bastien Leflere, lançaient Waio, une plateforme de vente en ligne de produits écoresponsables … Continuer la lecture de « Crédal soutient un premier projet avec son fonds d’investissement »

janvier 21, 2020

Article par dans l’Echo le 11 janvier et écrit par le journaliste Olivier Samois.

La coopérative de financement solidaire Crédal a lancé son premier fonds d’investissement. Deux jeunes Bruxellois en sont les premiers bénéficiaires.

L’automne dernier, deux jeunes Bruxellois, Gilles Davignon et Bastien Leflere, lançaient Waio, une plateforme de vente en ligne de produits écoresponsables non alimentaires. Avec une offre déjà conséquente de produits de beauté, d’objets de décoration ou de smartphones reconditionnés, Waio pourrait se profiler comme le «Amazon écologique», toutes proportions gardées. Pour financer son développement, le site de vente a reçu l’appui de Change. Il s’agit du premier fonds d’investissement lancé par Crédal, la coopérative de financement solidaire. Celle-ci était déjà active depuis plus de trente ans dans les microcrédits personnels et professionnels, l’accompagnement et le crédit solidaire. Comme tous les autres métiers de Crédal, ce fonds cherchera en premier lieu à générer un impact social, et non à faire du profit. «Nous voulons donner du sens à votre argent», sont les mots que répète Philippe Herbiet, coordinateur de Change, à ses coopérateurs.

10 à 15 projets par an

La mission que s’est assignée Change est de financer en capitaux des entreprises qui entendent générer un impact sociétal positif. Parmi les bénéficiaires de ce fonds pourraient se trouver des sociétés actives dans la transition énergétique, l’économie circulaire ou encore l’inclusion sociale. «Notre priorité n’est pas de rémunérer les actionnaires, mais d’avoir des entreprises qui ont une vision stratégique à long terme», poursuit Philippe Herbiet. «Les entrepreneurs qui se lancent en faisant appel à des business angels ou à des fonds d’investissement ou de dette privée ‘classiques’ doivent souvent subir une grosse pression car la demande de rentabilité est immédiate. Nous proposons plutôt aux entrepreneurs de se développer de manière vertueuse.» Ainsi, alors que la plupart des fonds promettent un rendement de 8 à 9%, Change affiche des ambitions financières moins mégalomanes avec une anticipation de 2%. L’organisme s’engage pour une durée relativement longue dans le domaine de l’investissement (six à huit ans) et entend soutenir une croissance organique. En rejoignant Change, les projets ont également accès aux services du groupe Crédal et à son écosystème, notamment en matière d’accompagnement. Change a dans un premier temps pour objectif de soutenir dix à quinze projets par an, avec un montant de 50.000 à 400.000 euros. Il s’agit de cofinancements avec d’autres acteurs, afin de répartir le risque et de mutualiser les forces.